Sculpture

Dispersée dans les salles du musée, la collection de sculptures présente des œuvres de toutes natures (rondes-bosses, bustes, reliefs), réalisées dans toutes les techniques (terre cuite, plâtre, marbre, bronze, bois, acier).

Le fonds du musée s’étant initialement constitué autour de la collection de peintures, il présente donc peu de sculptures antérieures au XVIIIe siècle. La sculpture baroque italienne est toutefois illustrée par un petit bronze récemment acquis mettant en scène Andromède attachée au rocher, réduction d’un marbre de Domenico Guidi conservé au Metropolitan Museum de New-York. Le musée conserve plusieurs témoignages de l’art gracieux des sculpteurs Clodion et son frère, Pierre Michel : L’Offrande à l’Amour (terre cuite) et La Marchande d’amour (marbre) constituent un témoignage caractéristique de leur production d’œuvres de petit format, très prisé des amateurs à l’époque du retour à l’antique. On doit à la générosité de la baronne de Jankowitz, qui lègue l’intégralité de sa collection au musée des Beaux-Arts en 1866, un ensemble exceptionnel d’œuvres de Marie-Anne Collot-Falconet, belle-fille de l’un des plus grands sculpteurs du XVIIIe français, Étienne-Maurice Falconet.

Le musée présente également une riche collection de sculptures du XIXe siècle français. Il abrite des œuvres d’Émile Chatrousse (Les Crimes de la guerre), Auguste Rodin (Psyché transportée par la chimère), Aristide Maillol (La Jeunesse) ou une monumentale Mélancolie d'automne en faïence fine d’Ernest Bussière. La terrible Misère en bois de Jules Desbois, hommage moderne aux transis du Moyen Âge, illustre avec force l’œuvre d’un sculpteur trop longtemps réduit à son rôle de suiveur de Rodin.

Les œuvres du XXe siècle ponctuent le parcours du rez-de-chaussée. La sculpture cubiste ou issue du cubisme se distingue par des œuvres de première importance : Raymond Duchamp-Villon et son fameux Cheval Majeur en acier, Ossip Zadkine, Henri Laurens et Jacques Lipchitz avec notamment vingt plâtres originaux d’études de ses plus grands projets et portraits. Enfin Étienne Martin et César concluent les collections de sculptures pour le XXe siècle.